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	<title>Elections municipales de 2014 &#187; rôle de l’État</title>
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	<description>Les résultats des Elections municipales 2014 de toutes les grandes villes de France et des personnalités</description>
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		<title>Les élus locaux face à la complexité des structures et des normes</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2008 09:53:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La multiplicité des acteurs : « le risque croissant de l’illisibilité » Une réunion en mairie. © La Documentation française. Photo : François-Xavier Emery. Le constat n’est pas nouveau : le paysage administratif français, et en particulier les institutions territoriales, est marqué par une multiplicité d’acteurs souvent jugée excessive. Le rapport Pébereau « Rompre avec la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id='zaspPost-250'><p>La multiplicité des acteurs : « le risque croissant de l’illisibilité »</p>
<table class="illusdrte" width="1">
<tr>
<td><img src="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/municipales-cantonales-2008-gestion-locale/img/reunion-mairie.jpg" alt="Photo : : Une réunion en mairie" height="171" width="260" /><br />
Une réunion en mairie.<br />
©  La Documentation française. Photo : François-Xavier Emery.</td>
</tr>
</table>
<p>Le constat n’est pas nouveau : le paysage administratif français, et en particulier les institutions territoriales, est marqué par une multiplicité d’acteurs souvent jugée excessive.<a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054004454/index.shtml" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054004454/index.shtml?referer=');"> Le rapport Pébereau « Rompre avec la facilité de la dette publique »</a> (2005) l’a souligné : « Notre appareil administratif est affecté par la prolifération des acteurs et des instruments. Le nombre d&#8217;acteurs publics augmente sans cesse dans notre pays. C&#8217;est vrai pour les collectivités territoriales. À côté des communes et des départements, on a créé les régions, puis les structures intercommunales, sans parallèlement supprimer d&#8217;acteurs. Ainsi, on compte désormais 50 000 acteurs publics indépendants. »</p>
<p>Dans l’introduction de son rapport sur « <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/074000246/index.shtml" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/074000246/index.shtml?referer=');">La simplification de l&#8217;activité des collectivités territoriales</a> » (2007), le préfet Michel Lafon rappelle que « La France, qui compte près de 63 millions d’habitants au 1er janvier 2006 (dont 80 % en milieu urbain), se distingue par son très grand nombre de communes (36 782, soit près de 40 % des communes de l’Union européenne) et par l’attachement, tant des élus locaux, que des citoyens, à la collectivité de base qu’est la commune. La population est répartie, à peu près pour moitié, dans les communes de plus de 10 000 habitants (874 communes), d’une part, et dans les communes de moins de 10 000 habitants (35 908 communes), d’autre part. »</p>
<p>En effet, les catégories constitutionnelles de collectivités territoriales sont les communes, les départements, les régions et les collectivités d’outre-mer, auxquelles s’ajoutent la Nouvelle-Calédonie, ses provinces, ainsi que la Collectivité territoriale de Corse. Outre cette diversité d’acteurs locaux traditionnels, des dispositifs intermédiaires ont été développés, qui sont autant d’espaces institutionnels et de coordination supplémentaires : ce sont en particulier l’intercommunalité et les pays.</p>
<table class="illusgche" width="1">
<tr>
<td><img src="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/intercommunalite/img/mairie-mallefougasse-ciel-bleu.gif" alt="Photo : Un exemple d'intercommunalité en milieu rural : la commune de Mallefougasse-Augès." height="99" width="81" /></td>
</tr>
</table>
<p>&gt; Voir notre dossier d’actualité : <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/intercommunalite/index.shtml" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/intercommunalite/index.shtml?referer=');">Le développement de l&#8217;intercommunalité : la révolution discrète</a></p>
<p>Dans son<a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000256/index.shtml" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000256/index.shtml?referer=');"> rapport sur « L&#8217;équilibre territorial des pouvoirs » </a>(2006), le député Michel Piron évoque « le risque croissant de l&#8217;illisibilité » :</p>
<p>« Au total, plus de trente types différents d&#8217;institutions et de périmètres territoriaux existent entre le niveau national et le niveau local. Même si chacune de son côté n&#8217;est pas en mesure d&#8217;intervenir de façon unilatérale par ses propres moyens, chaque collectivité doit acquérir une capacité qui consiste à organiser la rencontre des acteurs qui peuvent à un titre ou à un autre être parties prenantes dans la résolution de tel ou tel problème.</p>
<p>En France, plus qu&#8217;ailleurs, tout être persiste dans son être. Comme l&#8217;a souligné l&#8217;un des responsables d&#8217;une grande association d&#8217;élus locaux lors de son audition par le rapporteur : &laquo;&nbsp;L&#8217;expérience des pays illustre parfaitement le problème français ; dès qu&#8217;on crée un niveau, on ne peut plus jamais le supprimer. Les pays résultent d&#8217;une volonté de construire une politique contractuelle pertinente. Mais, même quand ils ne sont plus nécessaires, les niveaux restent.&nbsp;&raquo;</p>
<p>De plus, ces espaces intercommunaux et ces pays sont devenus des références dans l&#8217;action territoriale des politiques régionales et départementales, les premières ayant tendance à privilégier l&#8217;échelon du pays, les secondes l&#8217;échelon intercommunal. »</p>
<p class="soustitre"> Le poids de la complexité juridique sur l’action locale</p>
<p>Dans l’introduction d’un rapport sur <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/074000246/index.shtml" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/074000246/index.shtml?referer=');">« La simplification de l&#8217;activité des collectivités territoriales » (2007)</a>, le préfet Michel Lafon explique la contrainte juridique qui pèse sur les élus locaux.</p>
<p>« Dans l’exercice de leur mandat, les maires se trouvent face à des textes qui sont trop souvent destinés à des spécialistes du droit plutôt qu’à des généralistes. De plus ces textes sont multiples : nombreux codes (code général des collectivités territoriales, code général des impôts, code des marchés publics…), lois, décrets, arrêtés, circulaires, auxquels s’ajoutent les directives européennes transposées dans le droit français. Enfin, ces textes sont en évolution constante : des lois sont modifiées tout juste six mois après leur promulgation et trois codes des marchés publics ont été élaborés entre 2001 et 2006. Dans ce contexte, les difficultés rencontrées au quotidien sont loin d’être rares, en particulier dans les communes rurales, voire semi-urbaines, qui ne disposent pas forcément des moyens nécessaires.</p>
<p>Or, les collectivités territoriales, devenues, par la décentralisation, centres décisionnels proches des citoyens doivent, dans un contexte juridique contraignant, satisfaire aux exigences croissantes de la population dans tous les domaines (services publics locaux, écoles, habitat, urbanisme, équipements collectifs…). »</p>
<table class="illusgche" width="1">
<tr>
<td><img src="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/qualite-normes-securite-juridique/img/journal-officiel-accueil.jpg" alt="Photo :Journal officiel, crayon et taille-crayon" height="99" width="81" /></td>
</tr>
</table>
<p>&gt; Voir notre dossier d’actualité : <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/qualite-normes-securite-juridique/index.shtml" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/qualite-normes-securite-juridique/index.shtml?referer=');"> Qualité des normes et sécurité juridique : un enjeu pour l’État de droit </a></p>
<p>Le rapport du groupe de travail présidé par Alain Lambert sur « <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/074000741/index.shtml" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/074000741/index.shtml?referer=');">Les relations entre l&#8217;État et les collectivités locales </a>» (2007) dresse un état des lieux des contraintes normatives pesant sur ces dernières :</p>
<p>« L&#8217;inflation normative&nbsp;&raquo; subie par les collectivités territoriales a de nombreuses sources. Régulièrement invoquée par les collectivités locales, elle ne fait toutefois aujourd’hui l’objet ni d’un recensement précis, ni d’une évaluation systématique en termes de coûts ou de complexité induits.</p>
<table class="illusdrte" width="1">
<tr>
<td><img src="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/municipales-cantonales-2008-gestion-locale/img/creche-municipale.jpg" alt="Photo : Une crèche municipale" height="169" width="260" /><br />
Une crèche municipale.<br />
©  La Documentation française. Photo : Danièle Taulin-Hommell.</td>
</tr>
</table>
<p><span class="gras">a) </span>Selon la typologie adoptée par le rapport Richard [« Solidarité et performance : les enjeux de la maîtrise des dépenses publiques locales »], <span class="gras">les normes techniques</span> distinguent :</p>
<p>- les règles techniques de portée obligatoire. D’origine nationale ou communautaire, elles sont prévues par des textes législatifs ou règlementaires.<br />
- les normes professionnelles qui n’ont qu’une valeur indicative. Elles sont adoptées au sein des instances de normalisation (pour l’essentiel l’AFNOR) et sont issues en grande majorité de travaux supra nationaux (au sein du comité européen de normalisation ou de l<span class="italic">’International Standard Organisation</span>).<br />
- Les règlements techniques discrétionnaires (émanant par exemple des fédérations sportives ou des organismes publics et para publics financeurs, notamment dans le domaine de l’environnement).</p>
<p>La plupart des domaines d’action des collectivités locales sont touchés par la normalisation : eau, déchets, environnement, voirie, bâtiments, sécurité incendie, équipements scolaires, sportifs et de loisirs, services (accueil du public, restauration, transport&#8230;)</p>
<p>L’absence d’une obligation juridique d’application tant pour les normes professionnelles que pour les règlementations techniques discrétionnaires n’empêche pas malgré tout une obligation de fait en raison soit de la demande sociale, soit de la volonté des responsables locaux de se couvrir contre tout risque, soit enfin du pouvoir d’influence par exemple des fédérations sportives (pour le choix des lieux de leurs manifestations notamment).</p>
<p><span class="gras">b)</span> Au-delà des normes techniques, <span class="gras">l’activité législative et règlementaire de l’État</span> au sens large, excessive et parfois incohérente (&#8230;), notamment dans le domaine des compétences transférées, induit souvent des conséquences sur l’action des collectivités locales en termes de coûts, de procédures ou d’organisation. Le défaut de concertation et le peu de marges laissé aux adaptations locales sont ressentis par les collectivités locales comme autant de dénis de leur libre administration.</p>
<table class="illusdrte" width="1">
<tr>
<td><img src="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/municipales-cantonales-2008-gestion-locale/img/station-epuration.jpg" alt="Photo :Une station d’épuration" height="171" width="260" /><br />
Une station d’épuration. .<br />
©  La Documentation française. Photo : Danièle Taulin-Hommell.</td>
</tr>
</table>
<p><span class="gras">c) Les conséquences en sont une multiplication des contraintes sans évaluation de leur bilan coût/avantage et un surcoût accentué par le fait que les financeurs n’ont pas ou peu de prise sur les décisions.</span> Par exemple :<br />
- en matière d’environnement, les contraintes et coûts associés se succèdent aussi bien sur le traitement des déchets (doublement des coûts de traitement entre 1992 et 2002 liés à la restriction des mises en décharge puis aux mises aux normes des incinérateurs pour fin 2005) que sur l’eau et l’assainissement.<br />
- en matière sociale, les lourdes interrogations – qui se font jour sur la capacité collective à faire face aux coûts induits par de nouveaux droits opposables ou de nouvelles obligations d’accessibilité (cf. loi Handicap), dont une grande partie pèsent sur les collectivités locales – illustrent les failles des processus de décisions actuels.<br />
- en matière sanitaire et de sécurité alimentaire, les obligations normatives récentes induisent des surcoûts considérables notamment pour les petites communes.</p>
<p>Les collectivités locales reconnaissent que l’édiction de normes et de règles fait partie intégrante du rôle de l’État, dès lors que le degré de précision et d’uniformisation n’excède pas ce qui est nécessaire à assurer la sécurité et l’égalité des citoyens. Elles veulent être mieux associées aux processus de décision afin de faire valoir le point de vue du financeur et du responsable de la mise en œuvre. »</p>
</div>]]></content:encoded>
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		<title>le rôle de l’État auprès des collectivités territoriales</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Feb 2008 16:56:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elections</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’État est un financier. C’est le premier contributeur au budget des collectivités. Entre 1996 et 2006, les concours financiers de l’État aux collectivités territoriales, hors fiscalité transférée, sont passés de 37 048 à 64 636 millions d’euros, selon la loi de finances pour 2006, soit une augmentation de 74,5 %, et sont évalués à 66,6 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id='zaspPost-81'><p><strong class="spip">L’État est un financier. </strong>C’est le premier contributeur au budget des collectivités. Entre 1996 et 2006, les concours financiers de l’État aux collectivités territoriales, hors fiscalité transférée, sont passés de 37 048 à 64 636 millions d’euros, selon la loi de finances pour 2006, soit une augmentation de 74,5 %, et sont évalués à 66,6 milliards d’euros dans la loi de finances initiale pour 2007. Cette évolution s’explique par la prise en charge étatique des multiples allégements, exonérations ou suppressions d’impôts locaux intervenus dans les années 1990.</p>
<p class="spip">Cependant, depuis 1996, l’État a cherché à réglementer cette évolution par l’établissement d’un &nbsp;&raquo; pacte de stabilité&nbsp;&raquo; suivi du &laquo;&nbsp;contrat de croissance et de solidarité&nbsp;&raquo;. Celui-ci devait prendre fin en 2001, mais a été reconduit chaque année depuis. Le PLF 2007 le proroge également.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"> Collecteur d’impôts et garant des recettes</strong></p>
<ul class="spip">
<li class="spip"> L’État est le collecteur d’impôts pour la nation. À la fois pour des raisons historiques, &laquo;&nbsp;lever l’impôt&nbsp;&raquo; étant le moyen d’assurer ses missions régaliennes, mais aussi en raison du principe d’unité de caisse : seul le Trésor public est habilité à encaisser les recettes des impôts. Ce sont donc les services de l’État qui tiennent à jour les listes des contribuables et qui se chargent de recouvrer l’impôt. L’État prélève, pour assurer cette collecte, un pourcentage sur les montants reçus.</li>
</ul>
<p class="spip"><img src="http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/collectivites-territoriales/ressources/dist/puce.gif" alt="-" height="11" width="8" /> L’État est aussi un garant des recettes pour les collectivités. Il leur garantit le montant intégral des impôts votés et si les sommes effectivement perçues se révèlent inférieures au montant prévu, il comble la différence.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"> L’État joue également le rôle de &laquo;&nbsp;péréquateur&nbsp;&raquo;</strong> entre les collectivités pour pallier l’inégalité des ressources fiscales. Par exemple, les communes les plus riches apportent alors des ressources aux plus pauvres.</p>
</div>]]></content:encoded>
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