«Mon kiné trouve que je n’ai jamais été aussi détendu. Depuis que je suis à l’Élysée, il me dit que je n’ai plus “le stress de celui du dessus”.» Nicolas Sarkozy
Le président a reçu mercredi une trentaine d’élus parmi les plus fidèles.
«Je vous réunis car vous êtes ceux qui ont cru en moi avant les autres»
Au premier rang, il y avait d’abord les «sarkozystes historiques» : le ministre Brice Hortefeux, les trois secrétaires d’État Christian Estrosi, Roger Karoutchi et Alain Marleix. Les compagnons des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, Patrick Balkany, Pierre-Christophe Baguet, Jean-Jacques Guillet, Isabelle Debré et Philippe Pemezec. Mais le président avait aussi convié plusieurs sans-grade du sarkozysme : Jean Auclair (Creuse), Alain Gest (Somme), Pierre Cardo (Yvelines), Thierry Lazaro (Nord), Alain Joyandet (Haute-Saône), Thierry Mariani (Vaucluse) ou encore Francis Saint-Léger (Lozère). Sans compter les anciens ministres Gérard Longuet et Claude Malhuret. «C’était vraiment sympa. Il nous a parlé franchement, nous aussi. Je l’ai rarement vu aussi détendu. On voit qu’il est amoureux, bien dans sa peau», raconte Nadine Morano, la porte-parole de l’UMP.
Devant ses amis, Nicolas Sarkozy a parlé de tout. S’il a relativisé sa panne dans les sondages («je veux être jugé au bout de cinq ans pas après sept mois»), il a minimisé les critiques sur la surexposition de sa vie privée. «Si je dis que je vais en vacances en camping, on va dire que je suis démago. Si je dis que je pars seul en vacances, personne ne me croira et vous aurez raison !» Il a surtout critiqué, avec virulence, la presse : «Quand le président divorce, c’est une affaire d’État. Mais quand il va bien, qu’il retrouve un peu de bonheur, on dit que c’est de la manipulation !»
En revanche, Sarkozy a profité de ce «pot» pour corriger le tir sur les municipales. Il n’a pas apprécié qu’on interprète ses propos, tenus mardi à Pau, comme une volte-face. «Je ne me désengage pas des municipales. Simplement, je n’irai pas battre les estrades ou les marchés. Par essence, une élection est toujours politique. Je n’ai pas changé d’avis», a-t-il insisté. Le président a, d’ailleurs, confié qu’il irait «un jour sur deux en province» jusqu’aux municipales pour des «déplacements thématiques». Début des opérations lundi à Saclay (Essonne) avec un déplacement sur la recherche. Il ira ensuite dans le sud de la France pour plancher sur la maladie d’Alzheimer et on le verra aussi dans une usine Mittal de l’est de la France.
source : lefigaro
«Ne pas politiser une élection, c’est prendre le risque de ne pas mobiliser nos électeurs et laisser le terrain à la gauche», a-t-il averti avant de se tourner vers Patrick Devedjian pour lui demander d’engager «fortement» l’UMP dans la bataille. «La gauche est momifiée. La France ne veut plus de l’immobilisme. Elle attend le changement. J’ai été élu pour ça», a-t-il conclu au terme d’une rencontre informelle d’une heure et demie.