«Ces déclarations successives sont incompréhensibles», s’emporte le maire UMP de Vannes (Morbihan), François Goulard. «C’est qu’entre le moment où Nicolas Sarkozy pensait avoir une influence positive sur les élections et aujourd’hui, il s’est passé beaucoup de choses». Et de citer le rapport Attali qui «va nous mettre à dos les taxis, les notaires, les pharmaciens». Et qui «décrédibilise les candidats aux cantonales» puisqu’il prône la fin des départements.
Ambigu. En baisse dans les sondages, Nicolas Sarkozy ne semble plus savoir comment s’y prendre avec les municipales. Il s’était contredit une première fois mardi, à Pau, en affirmant qu’il ne souhaitait pas «se mêler de la campagne municipale». Plusieurs jours auparavant, lors d’une conférence de presse, il avait dit: «Bien sûr que je m’engagerai parce que le concept même d’élection dépolitisée est absurde.»
Nouvelle volte-face jeudi, si l’on en juge par les propos de son porte-parole de l’Elysée, David Martinon, lui-même candidat à Neuilly. Le chef de l’Etat «ne se mêle pas des élections municipales dans le détail parce que ce n’est pas son rôle. Pour autant, il ne cesse de le montrer tous les jours, pour lui, les élections municipales sont politiques, bien sûr, avec des enjeux locaux». «De toute manière, la lecture qu’en feront les Français au soir des municipales sera forcément politique et nationale. Donc le président entend donner une dimension politique à ces élections», a-t-il ajouté.