Élue dans le cadre d’une triangulaire en 2001, Martine Aubry aborde l’élection des 9 et 16 mars avec confiance. Une enquête Ifop pour Paris Match parue fin janvier la crédite de 64 % des intentions de vote au second tour face à son challenger UMP, Sébastien Huyghe. Face à cette «machine», le député sait que le combat est difficile. D’ailleurs, c’est par défaut qu’il a été désigné candidat au lendemain des législatives, après la défaite du chef de file de l’opposition municipale, Christian Decocq, dans la 3e circonscription. Pour lui, Sébastien Huyghe a essentiellement deux arguments : avoir battu l’ancien ministre du Travail aux législatives de 2002, dans une circonscription située à l’extérieur de la ville ; présenter en deuxième position sur sa liste Brigitte Mauroy, nièce de l’ex-premier ministre. À défaut de l’emporter, il voudrait prendre date : «Ce genre de combat ne se mène pas sur un one shoot.» À condition de réaliser un score honorable.